Le bon habit ?
Voici l'histoire d'un homme, un homme qui, un bon matin, décide de sauter tête première dans une piscine publique habillé de son plus bel habit et de ses plus beaux souliers.
Les gens qui se trouvaient autour et dans la piscine ont réagi instantanément à l'incident qui venait tout juste de se dérouler devant leurs yeux. - Avez-vous vu cet homme ? , demande, d'un air abasourdi, l'un d'eux. - Oui ! , de répondre les spectateurs amusés. Un autre lance un commentaire qui provoque un rire fou : - Tu parles d'un pti vite, il a oublié de mettre son casque de bain ! Avant de rajouter, - Il ne s'est même pas rincé en plus ! Un autre, sur un ton plus sérieux affirme : - Je l'sais pas ou est-ce qu'on s'en va mais le monde est rendu fou. Un autre commentaire vient juger ce pauvre homme qui semblait avoir eu une bien mauvaise idée ce matin-là : - Encore un clown, un imbécile, un illuminé!
Pourtant, l'homme en habit qui marchait non loin de là quelques instants auparavant et qui était maintenant rendu au fond de l'eau, avait vu ce que personne d'autre autour de la piscine n'avait vu. Soit, un enfant en détresse qui était en train de se noyer. L'homme s'était mis à crier, et crier, mais personne ne l'entendait. Alors, bien qu'il ne soit pas un sauveteur certifié, il n'a pas hésité un instant à courir le plus vite possible et sauter tête première dans l'eau pour sauver cet enfant. Son habit, ses souliers et même son rendez-vous important qu'il ne pouvait se permettre de manquer étaient devenus secondaires voir même inexistants dans son esprit. Ce qui comptait par-dessus tout pour cet homme était de sauver ce pauvre petit gamin car il avait encore toute une vie à vivre.
Quand les gens autour, ou devrait-on dire les commentateurs spectateurs, ont pris conscience du réel enjeu, lorsque l'homme est ressorti de l'eau avec l'enfant inconscient, ils ont immédiatement porter assistance selon ce que chacun était en mesure de donner. Le sauveteur ne regardait plus les belles courbes de la dame étendue au soleil. L'amuseur ne faisait plus de blagues. Le juge en chef ne pensait pas au fait qu'il regretterait bientôt ses paroles. Le fin observateur faisait maintenant bien plus qu'observer.
Comment est l'enfant ? L'ont-ils sauvé ? C'est finalement, lui, le personnage le plus important de l'histoire, n'est-ce pas ?
Je suis désolé mais je n'ai pas la réponse.
Nous sommes rendus à ce moment très précis dans notre histoire ou il faut voir le portrait réel de la scène qui se déroule devant nos yeux. Cet enfant s'appelle le Québec. Il est à l'agonie et il est sur le point de mourir tandis que l'homme en habit c'est vous. Vous êtes plusieurs à avoir vu l'enfant en détresse. Vous êtes plusieurs à avoir crié mais personne ne vous a entendu. Aujourd'hui, devant l'inaction des gens qui se trouvent autour et même dans la piscine, vous devez plonger. Si vous êtes indifférent, n'oubliez jamais que votre maison ne s'arrête pas au seuil de votre porte mais bien aux frontières de votre pays. Et que ce pays sera laissé en héritage à vos enfants. Si l'on peut appeler cela un pays... Vous espérez et vous croyez encore que les politiciens vont intervenir. Et bien sachez qu'ils font partie des gens qui se trouvent autour de la piscine. Ce n'est que lorsque nous aurons agrippé fermement notre destin qu'ils nous aideront.
On na peut-être pas tout à fait le bon habit mais cela est bien secondaire. Le Mouvement national tend la main à quiconque à des yeux pour voir et un coeur pour agir. Il y aura ceux qui blagueront, ceux qui commenteront, ceux qui jugeront et ceux qui agiront. Ceux qui agiront seront debout tandis que les autres resteront assis. Le Mouvement national n'est pas là pour détruire mais bien pour construire. Notre nation coule de plus en plus et elle s'apprête à franchir un point de non-retour.
Ensemble, reprenons le contrôle de notre démocratie. Reprenons le contrôle de notre destin. Pour y arriver, nous devrons faire et dire, plus que des MOTS !